| Pierre-Yves Ginet | |||
| Photojournaliste | |||
| Népalaises dans l’étau, entre les maoïstes et l’armée du roi | |||
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Dans le sous-sol d’une ferme du village de Loribang, les dirigeants de la section locale du parti maoïste ont réuni les militants des bourgades alentour. Toutes les personnes de l’assistance (une centaine d’individus) sont a priori membres du parti, mais la pression est parfois tellement forte qu’il est difficile d’identifier les vrais volontaires et ceux qui sont de fait contraints. Il convient également de souligner que nombre de ces sympathisants ont été victimes, directes ou indirectes, des violences de l’armée régulière et que tous souffrent de l’absence totale d’infrastructures minimales dans le district (à titre d’exemple, il n’y avait pas la moindre route dans tout le district, jusqu’à un passé récent). À gauche, Pramod, 28 ans, ancien membre de la guérilla, gravement blessé au bras en 2001 lors d’un assaut contre un poste de l’armée, affecté à la section de Simle du parti, est l’un des dirigeants maoïstes - de second niveau - qui pendra la parole pendant ce meeting. Comme les autres orateurs, il tiendra des discours enflammés - et interminables - contre le roi du Népal ou les États-Unis. Ces réunions, qui durent toute une journée, sont très régulières dans les régions dominées par la rébellion. Et si les femmes représentent 70% de la population adulte, elles ne sont que quelques-unes perdues dans l’assistance. Interrogé sur ce déséquilibre, un leader local du parti répondra : « Les femmes ne sont pas là, car il faut bien quelqu'un à la maison pour faire le travail ! ». Novembre - Décembre 2005 - Rukum - Népal. © Pierre-Yves GINET | |||
| Référence : Nepal-2005-020 | |||
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