| Pierre-Yves Ginet | |||
| Photojournalist | |||
| You can’t keep living like this, ma’am... | |||
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Le refuge pour femmes battues de La Louvière est un lieu de vie communautaire. Un règlement intérieur régit cette existence collective : les heures de repas, de coucher et les modalités de sorties sont fixées ; les hébergées maintiennent la propreté des espaces communs et individuels ; les mères sont responsables de leurs enfants. De l’avis des intervenantes, ce cadre est un élément restructurant et reconstructeur pour nombre de femmes et d’enfants, au moins pendant les premières semaines de leur séjour. Au fil du temps passé au centre, le respect du règlement intérieur fait régulièrement l’objet de transgressions, le plus souvent mineures. Par exemple, il n’est pas rare de voir des hébergées, par petits groupes, le soir, réunies dans les chambres pour discuter ou écouter de la musique. Ici, Christelle, au refuge depuis près de six mois, porte sa fille vers leur chambre pour la coucher. Victime de violences multiples, menacée arme à la main par son ex-compagnon, qui s’en est également pris à son entourage, la jeune femme fait l’objet d’une attention particulière de la part de l’équipe du refuge, inquiète pour sa sécurité. “Avec les menaces, les coups, la peur, je revenais avec lui pour qu’il laisse en paix mes parents, mes proches. Je me disais que tant que j’étais avec lui, il ne toucherait à personne d’autre. Ici, elles m’ont aidé à tenir. À tenir aussi vis-à-vis de ma fille, car je culpabilisais de les éloigner l’un de l’autre. Il l’utilisait pour me voir, me faire revenir. L’équipe m’a aidé à me restructurer, reprendre confiance, avoir à nouveau envie”, témoigne-t-elle. 14 mars 2011 - La Louvière - Belgique. © Pierre-Yves GINET | |||
| Reference : 22-Belgique | |||
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